Propos du Président de la République relatifs au Haut-Karabakh lors de la conférence de presse depuis le Conseil européen extraordinaire (02.10.2020) [hy]

Nous avons établi à partir de nos propres renseignements que, je peux confirmer en propre, que 300 combattants ont quitté la Syrie pour rejoindre Bakou en passant par Gaziantep. Ces combattants sont connus, tracés, identifiés, et ils viennent des groupes jihadistes qui opèrent dans la région d’Alep.
C’est un état de faits. D’autres contingences se préparent à peu près de la même taille. Je ne voudrais pas vous dire que c’est une ligne rouge parce qu’elle est franchie. Elle est franchie ! Et quand je donne une ligne rouge, j’ai pu la montrer à d’autres égards, je pense à la Syrie, j’apporte une réponse. Je dis que c’est inacceptable.
J’invite l’ensemble des partenaires de l’OTAN à regarder simplement en face ce qui est un comportement de membre de l’OTAN, et je ne pense pas que ça en relève. C’est aussi un point sur lequel nous devons absolument avoir un dialogue de vérité avec la Turquie.
J’appelerai sur ce point le Président Erdogan dans les tout prochains jours, parce qu’en tant que co-président du Groupe de Minsk je considère que c’est la responsabilité de la France de demander des explications sur ce point. J’ajoute qu’hier j’ai eu des discussions avec le Président Poutin. Préparant le communiqué à trois que nous avons justement émis et nous avons partagé cette information et je crois pouvoir dire que la partie russe fait la même analyse que nous. Et je pense que c’est aussi très dangereux pour la sécurité de la Russie et de la région de se retrouver avec cette situation et ces combattants terroristes. Donc il est très important là-dessus qu’on ait, voilà, une discussion exigeante avec la Turquie pour régler ce problème le plus vite possible parce qu’il s’ajoute au sujet du Haut-Karabakh.

publié le 16/11/2020

haut de la page