Le système éducatif arménien

  • Un système éducatif en mutation depuis la ratification du processus de Bologne en 2005

Depuis la ratification du processus de Bologne en 2005, l’ensemble du système a subi de profondes modifications. Le 7 janvier 2005, la République d’Arménie a en effet adopté la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur.
Elle a officiellement rejoint le Processus de Bologne le 20 mai 2005, à Bergen, lors du sommet des ministres de l’Éducation des pays européens, au même titre que l’Azerbaïdjan, la Géorgie, l’Ukraine et la Moldavie.

Dès lors, l’Arménie s’est attachée à introduire les normes éducatives européennes dans l’enseignement secondaire et supérieur. Une série de grandes réformes a été engagée jusqu’à 2015 sous l’intitulé général de : l’éducation, clé de la compétitivité de l’Arménie.
Elles consistent dans le renforcement de l’accès, de la qualité et du budget de l’éducation. Dans ce cadre, le Ministère de l’éducation lui-même bénéficie du projet CAPNAM (Capacity Needs Assessment Methodology), sous l’égide de l’UNESCO et du PNUD, afin de professionnaliser davantage son personnel et de renforcer ses capacités à planifier cette vaste réforme.

Enfin, le rapprochement du monde universitaire et du secteur privé constitue également un objectif important de cette réforme, afin que les compétences acquises correspondant à une réalité sur le marché de l’emploi. Un concours étudiants a d’ailleurs été récemment créé « Ma formule pour des affaires attractives », et, le Ministre a lui-même récompensé les trois meilleurs projets.

La part des dépenses publiques pour l’éducation en Arménie était de 3.8% du PIB en 2008. L’Arménie a été classée pour 2011 au 56ème rang mondial par l’UNESCO pour la qualité de son éducation.

  • L’enseignement primaire et secondaire

Dans le cadre du processus de Bologne, l’enseignement secondaire en Arménie est passé de 11 à 12 années d’études en 2010/11, la scolarité étant obligatoire à partir de 7 ans.

Avant cet âge, les enfants vont généralement dans des institutions pré scolaires, dont l’ouverture ne nécessite pas de licence officielle d’enseignement. Néanmoins, en 2008, le gouvernement a adopté par décret le Projet stratégique sur les réformes de l’éducation pré primaire 2008 – 2015 qui prévoit de rendre la scolarité obligatoire à partir de 5 ans pour 90 % de la population d’âge concerné.

Les études primaires et moyennes sont sanctionnées par le Certificat de fin d’études secondaires (BEPC français). Après ce cycle, les élèves peuvent poursuivre soit vers l’enseignement professionnel , soit vers l’enseignement du cycle secondaire.

Le 27 mars 2008, un Programme stratégique a consacré la réforme des lycées en établissant un second cycle secondaire à part entière. Après trois années, celui-ci est sanctionné par l’Attestation de fin d’études secondaires, laquelle permet d’accéder aux examens d’entrée des établissements d’enseignement supérieur de niveau universitaire ou professionnalisant .

L’enseignement professionnel est en totale restructuration. Après l’attestation de fin d’études secondaires, s’offrent des institutions variées, proposant, en fonction des compétences enseignées, des formations en 4 à 5 ans ou bien, après l’attestation de fin d’études supérieures, en 2 à 3 ans.
En 2011, l’enseignement professionnel comptait 36 000 étudiants. Depuis 2009, le PNUD, cofinancé par le Danemark, conduit un projet global de restructuration du système d’enseignement professionnel arménien.

  • L’enseignement supérieur

Avant même de s’associer au Processus de Bologne, certains établissements supérieurs locaux avaient déjà entamé des réformes de leur système d’enseignement. En effet, depuis l’année scolaire 2004-2005, pratiquement tous les établissements supérieurs, publics et privés, avaient réalisé le passage à l’enseignement en deux cycles : Baccalavr (4 ans) et master (6 ans).

En 2012, toutes les universités du pays doivent se conformer au système de Bologne, notamment pour l’application du système de transfert des crédits européens (ECTS) et du supplément au diplôme. Par ailleurs, toutes les universités passent progressivement à un cycle de 3 ans, comme le niveau licence européen, pour le Bachelor. Le Doctorat (Ph.D) s’effectue en 3 ans.

Il existe également un Doctorat dit de recherche, qui est un titre attribué aux doctorants qui n’ont pas effectué leur soutenance au terme des trois années, mais il ne bénéficie que d’une reconnaissance nationale. Par ailleurs, le Doctorat des sciences (Kandidat nauk) est assimilé au Doctorat (Ph.D) au niveau international.

Dans le cadre de ces réformes, un Centre national d’information pour la reconnaissance des diplômes et la mobilité - ARMENIC - a vu le jour le 31 mars 2005. Le Centre est membre du réseau ENIC/NARIC créé par l’UNESCO, le Conseil de l’Europe et la Commission européenne. Ses tâches principales sont de fournir information et conseils et de délivrer des attestations de reconnaissance des diplômes étrangers.

Parallèlement, une agence nationale de l’assurance qualité a été créée en 2009. En effet, la qualité de l’éducation supérieure est au cœur des préoccupations éducatives et une vaste campagne de révision des licences d’enseignement des universités à été mises en œuvre. Si en 2009 70 universités privées existaient en Arménie, ils en restent seulement 37 aujourd’hui, les autres ayant perdu leur licence.

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Schéma général du système éducatif arménien
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publié le 26/01/2012

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