La société civile se mobilise dans la lutte contre le réchauffement climatique [hy]

Le 13 octobre 2016, l’Ambassade de France en Arménie a organisé, avec l’ONG environnementale arménienne Khazer, une journée d’étude autour de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et l’échéance de la COP22 qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et la Croix Rouge arménienne étaient notamment associés à l’événement.

Cette journée d’étude a regroupé plus de 80 membres de la société civile arménienne, principalement des associations environnementales et éducatives, des universitaires et chercheurs, mais aussi de nombreux représentants du gouvernement arménien, des organisations internationales et des entreprises.

Dans cette dernière étape de la présidence française de la COP21, M. Jean-François Charpentier, Ambassadeur de France en Arménie, a rappelé l’objectif principal de la France : l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris en 2016 avec le plus grand nombre d’Etats. Le 4 octobre, 73 pays représentant 59% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont ratifié l’Accord de Paris. La condition du double seuil ayant été atteinte (55 pays représentant au moins 55 % du total des émissions), l’Accord entrera en vigueur 30 jours après, soit le 4 novembre 2016.

L’Arménie a signé l’accord de Paris par l’intermédiaire de son Ministre des Affaires étrangères, M. Edouard Nalbandian, le 21 septembre 2016 lors de la cérémonie officielle de ratification de l’Accord de Paris en marge de la 71e Assemblée générale des Nations Unies. M. Charpentier a encouragé les autorités arméniennes à entamer dès que possible le processus de ratification de cet Accord pour qu’il soit effectif d’ici la fin de l’année 2016.

A sa suite, M. Aram Gabrielyan, Point focal national de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques en Arménie, a détaillé le processus de ratification et les conséquences de l’entrée en vigueur de l’Accord pour l’Arménie. Mme Diana Harutyunyan, cheffe du Projet énergie durable au PNUD, a quant à elle a détaillé les grandes lignes des plans de développement régionaux, en insistant sur le rôle de la société civile.

La réflexion a été alimentée par différentes présentations concrètes portant sur l’efficacité énergétique, la gestion de l’eau, la production d’énergie alternative, l’aménagement durable des territoires ruraux, l’éducation à l’environnement et la protection de la biodiversité. Les échanges ont été soutenus avec la salle, démontrant que la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas seulement une question institutionnelle mais véritablement l’affaire des acteurs de terrain, de la société civile qui entend promouvoir et mettre en œuvre localement des solutions innovantes.

Retrouvez plus d’informations sur leur site.

publié le 16/05/2018

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