La France salue l’accord de Genève sur le programme nucléaire iranien [hy]

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif (à gauche), et son homologue français, Laurent Fabius, le 24 novembre à Genève. - JPEG « Le président de la République salue la conclusion des négociations de Genève sur le programme nucléaire iranien. L’accord intervenu respecte les exigences posées par la France en matière de stocks et d’enrichissement d’uranium, de suspension de la mise en service de nouvelles installations, de contrôle international. Il constitue une étape vers l’arrêt du programme militaire nucléaire iranien, et donc vers la normalisation de nos relations avec l’Iran. La France continuera de se mobiliser pour parvenir à un accord final sur ce sujet. L’accord intérimaire adopté cette nuit représente un pas important dans la bonne direction. »

Communiqué de la Présidence de la République (24 novembre 2013)


"L’accord sur le nucléaire iranien est une avancée importante pour la sécurité et pour la paix. Il confirme le droit de l’Iran au nucléaire civil mais exclut tout accès à l’arme nucléaire.

Il faudra être vigilant sur la mise en œuvre des engagements de l’Iran.
Les discussions ont été longues, difficiles : nous voulions un accord solide."

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères à l’issue des négociations avec l’Iran à Genève (24 novembre 2013)

L'accord a été conclu dans la nuit du 24 novembre à Genève, après plusieurs jours de négociations - JPEG

L’accord intérimaire signé à Genève prévoit pour les six prochains mois un allégement limité des sanctions pour un montant de 5,2 milliards d’euros et l’absence de nouvelles sanctions pendant cette fenêtre de six mois si l’Iran respecte ses engagements. De son côté, Téhéran s’est engagé à détruire son stock d’uranium enrichi à 20 % (proche d’un niveau « militaire ») à ne pas enrichir d’uranium au-delà de 5 %, à stopper la mise en service de nouvelles centrifugeuses, et à arrêter la construction de la centrale à eau lourde d’Arak. Surtout, l’Iran assure un accès complet de ses installations nucléaires aux inspecteurs de l’AIEA.

publié le 04/12/2013

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