Hommage à Missak Manouchian : 70 ans après, la France se souvient

Le 21 février 1944, Missak Manouchian et 21 de ses compagnons membres comme lui du réseau FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisan–Main d’œuvre Immigrée) étaient exécutés par l’occupant nazi au fort du Mont-Valérien. 70 ans plus tard, la France se souvient : un hommage national sera rendu le 21 février par le président de la République, M. François Hollande, au Mont-Valérien, en présence de plusieurs ministres, et des commémorations seront organisées dans plusieurs grandes villes de France.

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Missak Manouchian, mort pour la France et pour la Liberté

L’affiche rouge

Dans la foulée de l’exécution du Groupe Manouchian, la propagande nazie placarde 15 000 exemplaires des fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ». L’affiche veut stigmatiser l’origine étrangère de la plupart des membres de ce groupe, principalement des Résistants arméniens et juifs d’Europe de l’Est. Mais l’affaire de l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre et accroit les ralliements au combat pour la Libération.

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L’affiche rouge, qui devait servir la propagande nazie

publié le 21/02/2014

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