Discours de M. l’Ambassadeur Jean-François Charpentier à l’occasion du lancement du Lancement du jumelage entre Business France et le Ministère arménien de l’Economie

Monsieur le Vice-Ministre de l’Economie, Monsieur le Négociateur en chef de l’Union Européenne, Madame et Messieurs les représentants des organisations internationales, M. le Directeur du Fonds Arménien de Développement,

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, et comme vient de le rappeler M. Deligne, l’Union Européenne est un acteur économique de poids en Arménie avec un tiers des échanges commerciaux extérieurs annuels de ce pays : Elle y occupe la première place. C’est dire à quel point le dialogue et la coopération ont du sens entre nous. C’est dire également l’enjeu qu’auront les négociations qui vont bientôt se dérouler. C’est dire enfin l’importance du jumelage européen que nous lançons aujourd’hui.
Je suis heureux que Business France ait été retenu pour ce jumelage européen. Certes, un peu par reflexe nationaliste. Mais aussi et surtout parce que je suis convaincu qu’il s’agit du bon choix. En effet, Business France et le Fonds Arménien de Développement ont à peu près le même âge et recoupent les mêmes fonctions, la promotion du commerce extérieur et des investissements. Ce jumelage a pour but de soutenir l’Arménie dans la formulation de sa stratégie d’attractivité pour les investissements étrangers. Il durera 16 mois. Une quinzaine d’experts effectueront des missions tout au long de cette période pour transférer le savoir-faire français en matière de promotion du territoire national pour attirer les investisseurs étrangers.

Ce programme comportera trois volets.

Le premier aura pour but de développer une politique de soutien aux investisseurs déjà présents. C’est important. Il ne suffit pas de se satisfaire qu’une entreprise investisse. Il faut encore l’accompagner. Elle doit fonctionner dans un climat de libre concurrence et savoir qu’elle peut trouver un interlocuteur gouvernemental en cas de difficultés. En France, nous mettons en avant cet aspect de notre politique d’investissement et avons remarqué que c’est un facteur essentiel dans la décision d’investir d’une entreprise étrangère. Le deuxième volet consistera à identifier trois secteurs prioritaires que l’Arménie pourra promouvoir. Il faudra étudier le potentiel arménien, mais aussi vérifier que les secteurs choisis auront un débouché à l’export car il faut viser non seulement le marché local, mais être compétitif aussi sur les marchés étrangers, qu’ils soient européens ou régionaux.

Enfin, dernier volet, il faudra développer la politique d’attractivité de l’Arménie, avec un ensemble d’arguments mettant en avant le cadre offert à l’investissement, aspects juridiques et règlementaires, en particulier, et une stabilité des règles.

Deux autres événements européens dans le domaine des affaires se tiendront demain : la réunion du sous-comité EU-Arménie sur les questions commerciales, je salue à cet égard les représentants de la DG Commerce de la Commission ici présents ; Et l’inauguration de l’Association Européenne des Affaires, autre projet de l’Union européenne, cette nouvelle structure qui regroupera et complètera, sans les remplacer, l’action des quatre chambres de commerce étrangères existant déjà en Arménie (allemande, britannique, italienne et française), qui sont aussi parmi nous aujourd’hui. Cette Association européenne pour les affaires constituera un interlocuteur de poids dans le déroulement de ce projet de jumelage.

A travers ces divers évènements, je vois la volonté de l’Union européenne et du Gouvernement arménien de passer au niveau supérieur dans le développement de leurs relations économiques. Comme beaucoup de pays, l’Arménie doit attirer plus d’investissements étrangers. Elle doit rapidement donner du travail à ses jeunes et cela dans des secteurs si possible à haute valeur ajoutée. Pour cela l’investissement étranger est primordial. L’Arménie a des atouts, une population connue pour son niveau d’éducation, son esprit ouvert, son esprit d’entreprise, une position géographique avantageuse. Elle peut y arriver si elle s’en donne les moyens. La conclusion, nous l’espérons rapide, des négociations pour un nouvel accord ambitieux entre l’UE et l’Arménie, permettra de favoriser le développement des liens économiques et commerciaux entre les deux parties.

La France, dans ce contexte propice, est fière d’accompagner l’Arménie dans ce défi et d’œuvrer avec l’Union européenne dans cette direction. Je sais que l’OCDE, le Fonds Monétaire international, la Banque Asiatique de Développement, la Banque Mondiale, la Banque Européenne pour le Développement, ainsi que plusieurs pays, ont contribué et concourent de manière complémentaire à cet objectif. J’en salue ici les représentants, ainsi que le vice-Président de la Banque européenne d’investissement. Nous saurons nous coordonner et faire œuvre

commune.

Je vous remercie

publié le 20/10/2015

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