1 : La France est le premier marché européen de voitures électriques

La mise en place d’une politique publique à l’échelle nationale et locale respectueuse de l’environnement, ainsi que l’offre des constructeurs nationaux permettent à la France d’être le premier marché de véhicules électriques d’Europe.

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Des voitures électriques à Paris (photo : mariordo59, CC BY SA)

1) Une politique publique favorable à l’augmentation du nombre de véhicules électriques en France

La politique environnementale et les mesures prises dans le sens de la transition énergétique encouragent la vente et l’achat de véhicules électrique. La mise en place de différentes incitations s’inscrit dans cette démarche, avec notamment le bonus écologique créé en 2008 qui récompense les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2. Il s’élève aujourd’hui à 6300€, quel que soit l’acheteur - entreprise, collectivité ou particulier.

Suites au le plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides lancé en octobre 2009, des mesures ont été prises concernant les infrastructures de recharge pour véhicules électriques et hybrides, notamment le dispositif d’aide au déploiement d’infrastructures est prévu par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie . La Caisse des dépôts a elle mise en place le programme « Ville de demain », dans le cadre de ses actions de financement des projets de mobilité durable innovants et exemplaires

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Une station d’autopartage Autolib’ (photo : Groume, CC BY SA)

2)Des mesures mises en place localement

L’implication des mairies et collectivités dans l’électromobilité explique ce bon résultat. De nombreuses agglomérations françaises ont mis en place un service de voitures électriques en libre-service (autopartage). C’est le cas des « Autolib », à Paris, mis en service à l’initiative du maire Bertrand Delanoë, mais aussi « l’Auto bleue » à Nice, la « Sunmoove » à Lyon, la « Bluecub » à Bordeaux, etc.

Chaque année, le trophée des villes électromobiles distingue les collectivités territoriales (villes, intercommunalités…) se montrant particulièrement volontaristes dans l’impulsion d’une dynamique de mobilité durable, notamment électrique, sur leur territoire.

3)Des constructeurs français innovants

L’offre des constructeurs nationaux (Renault ayant joué un rôle de pionnier en la matière) a favorisé cette première place. En effet, la marque ayant vendu le plus de véhicules électriques en Europe est Renault (6 000 unités au premier semestre de 2013), devant Nissan (5 500 unités) et Smart (1 500 unités).

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La berline électrique Zoé, de Renault (photo : FaceMePLS, CC BY)
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Twizy, la voiture urbaine ultra-compacte de Renault (photo : phalenebdlv, CC, BY)

4)Des résultats probants

- L’Europe est devenue le second marché des véhicules électriques derrière les Etats-Unis et devant le Japon. 18 939 véhicules électriques ont été immatriculés en Europe au cours du premier semestre de 2013 (contre 15 503 au cours du premier semestre de 2012), alors que les Etats-Unis en ont immatriculé près de 30 000 unités et le Japon moins de 6 000.

- Au sein de l’Europe, la France consolide sa première place. En 2013, le marché français des véhicules électriques et hybrides représente 3,1% du marché global des véhicules particuliers en France. Par rapport à 2012, les ventes des véhicules électriques (VP et VUL) ont augmenté de 50% et les ventes de véhicules hybrides de 60%. Au total, 8 779 véhicules électriques particuliers ont été immatriculés en France sur l’année 2013. Les ventes ont progressé de +50% par rapport aux 5 663 immatriculations enregistrées en 2012.
La France enregistre des volumes deux fois plus importants que l’Allemagne (3 000 unités) et la Norvège (2 500 unités).

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Le système d’autopartage de voitures électriques à Paris, Autolib’, compte 3000 véhicules (photo : ephie, CC BY NC SA)

publié le 07/02/2014

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